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Mardi 25 août 2009


Mon moi intime étalé ici... Faut-il que j'en aie honte ?

Je suis venue sur ce blog ce matin pour le détruire, comme s'il était devenu gênant à force d'être impudique... et quelque chose me retient d'effacer ce qu'il contient  qui contient aussi mes peines, mes douleurs, mes souffrances.

Seule, le plus souvent, je n'ai personne à qui les confier. Et j'ai besoin de les exprimer, c'est à dire de les faire sortir de moi pour que la douleur ne me touche plus.

C'est tellement plus facile, plus évident de vider ses tripes sur internet, par écran interposé... Plus facile et plus évident que de parler à un ou une amie. C'est bien le mal du siècle : plus facile de parler à une multitude virtuelle qu'à un proche, un ami, un parent, des choses les plus intimes !

Je ne me complets pas dans la sinistrose et je ne me regarde pas le nombril. Mais écrire tous ces mots c'est décrire tous mes maux et m'en décharger... en faire le tour pour épuiser le sujet. Cela me permets de continuer à vivre... dans la vraie vie.

Alors je ne détruis pas encore Vénus, c'est reparti pour quelques temps...
Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps et âme - Communauté : De la Vie
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Mercredi 13 mai 2009


J'avais très envie de revenir ici... Oui je sais, moi non plus je ne suis pas très fidèle, la preuve...

L'orage a éclaté il y a maintenant presque cinq mois (4 mois, vingt jours, 3 heures et 44 minutes, exactement...). Les gros nuages sont toujours là, il y a du noir du gris du blanc... et peut-être un coin de ciel bleu.

Et moi je suis toujours là, avec mes peines, mes désillusions, mon amour saccagé, mais avec encore de l'énergie, de l'imagination, et une grande envie de vivre...
Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps et âme - Communauté : De la Vie
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Dimanche 22 mars 2009

Quelle est la chose la plus importante dans une vie ? Laisser une trace ? Ecrire son nom au Panthéon des illustres ? Sauver l'humanité ?

 

Pour chacun de nous, foin d'idéal, il me semble de façon plus primaire que notre sentiment d'avoir réussi notre vie tient surtout à celui d'avoir réussi à être aimé.

 

On veut d'abord être aimé : de ses parents, puis de ses profs, de ses amis et amies, de ses amours...

 

J'ai essayé. J'ai essayé plusieurs fois et quelque chose a cloché. Je crois que je suis partie avec un trop gros handicap. J'avais une telle envie d'être aimée que c'était comme vouloir emplir un puits sans fond... une entreprise impossible.

 

J'ai dû me tromper de chemin, en route, j'ai pris la mauvaise piste... Il va falloir remonter le temps pour aboutir là  où j'ai fait l'erreur. Me retrouver...

Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps et âme
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Mercredi 18 mars 2009
Le cycle immuable de la vie poursuit son mouvement éternel. Rien ne s'arrête, surtout pas le temps, et c'est celui de l'éclosion de fleurs fragiles, graciles et gracieuses, un peu comme un cadeau venu du ciel... une pluie de pétales blancs ou roses pour adoucir l'ordinaire bien trop ordinaire...

Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps ne muse - Communauté : De la Vie
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Lundi 16 mars 2009

Jalousie

 

Je ne suis pas jalouse. Je n'ai jamais fouillé dans ses poches. Je n'ai jamais mis en doute ses retards, ses absences, ses excuses. J'ai tout gobé. Toujours. Je ne dirais pas que je ne me suis jamais posé de questions. Mais nous avions un contrat. Un contrat de mariage. Et j'y croyais.

 

Un jour il a oublié son portable professionnel. J'ai voulu lui envoyer un SMS. Pour qu'il ne le cherche pas, qu'il ne s'inquiète pas. J'ai tapé : « tu as oublié ton portable », puis j'ai sélectionné « destinataire » et j'ai fait « envoyer » sur l'adresse de son autre téléphone, le personnel... J'attendais qu'il me réponde. Mais il ne répondait pas... alors je suis allée voir dans « messages envoyés » si le mien, de message, il était bien parti. Il y avait une longue liste de messages envoyés. J'ai souri et regardé un message au hasard. Il était court, il y avait juste une petite phrase que je connaissais bien : « Tendresse mon cœur ». C'est ce qu'il m'écrivait souvent lorsqu'il m'envoyait des fleurs pour ma fête ou mon anniversaire, lorsqu'il était loin. Mais quelque chose clochait, le numéro auquel il l'avait envoyé n'était pas mon numéro. Mon cœur s'est mis à taper comme un fou, comme avant un raz-de-marée, une tornade, un tsunami prévisible. Je savais déjà que rien ne serait plus comme avant. J'ai noté le numéro. Comme ça. Il me disait très vaguement quelque chose. Comme un souvenir ancien, effacé depuis longtemps...

 

Et puis j'ai voulu savoir. J'ai regardé tous les autres messages qu'il avait envoyés. Ce jour-là, le 29 Octobre, il en avait envoyé une douzaine, tous vers le même numéro. Le premier disait : « J'arrive ! », avec un point d'exclamation. Oui c'est vrai, il avait été absent pendant de longues semaines, il était revenu vers cette date là, en Octobre... Le second disait : « Tout contre toi, je veux me glisser tout contre toi, je ne serai pas en moto, je serai tout chaud pour te réchauffer... », mon cœur se glaçait en lisant ces lignes adressées à une autre... Le troisième, du même jour, envoyé deux heures plus tard, disait : « Marie m'a tuer », puis un quatrième qui pérorait : « tu as su trouver les arguments, il faut dire que tu es une femme d'une belle constitution » puis un cinquième qui ajoutait : « j'espère également avoir été un homme de bonne constitution, merci pour ce que tu m'as donné... c'était merveilleux. »

 

Là mon cœur  a eu un soubresaut, j'ai cru mourir, ... mal, j'avais si mal, la tête me tournait, la nausée montait, montait jusqu'à l'écoeurement. Je ne savais plus où j'étais, ce qu'il m'arrivait. Je respirais comme si j'avalais ma dernière goulée d'air, je suffoquais. Et la douleur... la douleur... là ... en plein cœur.

 

C'est possible une telle souffrance ?

Par Vénus Callipyge - Publié dans : à corps et à cri
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Dimanche 8 mars 2009

juste une belle page de beauté en l'honneur de toutes les femmes, chacune est aussi belle que Vénus, et mérite qu'on la fête comme si elle était unique...

Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps ne muse - Communauté : De la Vie
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Mercredi 4 mars 2009

Ne me demande pas de vivre comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé ! Ce n'est pas vrai, IL S'EST PASSE quelque chose, de grave, ce n'est pas simplement une « connerie » ou une « bêtise » comme tu te plais à le dire, c'est tout un engagement que nous avions passé avec tout l'amour que nous nous étions donné... et que tu as trahi.

 

Avec ma pire ennemie.

 

Alors ne me dis pas des atrocités à la légère : le « fais-toi plaisir » est de trop. NON ça ne me fait pas plaisir de me remémorer, chaque instant de chaque jour, que tu m'as trompée. NON je ne me complais pas dans la douleur... cette douleur là est bien constante, malgré moi, et m'empêche même parfois de respirer ... Je voudrais l'arracher de mes entrailles, je voudrais oublier tous les mots que j'ai lus, toutes les situations qu'ils m'ont évoquées, toutes ces images qui me vrillent le cœur. NON je ne me fais pas plaisir !

 

Je ne fais que tenter de survivre à cette douleur.

 

Tout ce qu'il me reste d'espoir... mais au fait, me reste-t-il de l'espoir ? Qu'est-ce qu'il me reste ? Même pas de l'amour « propre »... Je me sens si sale d'avoir été trahie !

 

Tout ce qu'il me reste... de dignité ?... mais non voyons,  la dignité m'aurait fait fuir, bien loin de toi pour mettre de la distance entre moi et la raison de ma douleur...

 

Tout ce qu'il me reste... d'amour ? ... me reste-t-il de l'amour ? Hélas, oui ... il m'en reste de l'amour et je n'en suis même pas fière puisqu'il a été traîné dans la boue cet amour que je croyais solide à faire bouger les montagnes.

 

Alors si une nuit je pose mes mains trop froides sur ton corps, pense à me les réchauffer plutôt qu'à m'en faire le reproche. Et n'imagine JAMAIS que ce que tu me demandes (oublier !) soit si facile...

 

Par Vénus Callipyge - Publié dans : à corps et à cri - Communauté : De la Vie
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Mardi 27 janvier 2009
Voici les merveilles que j'ai pu admirer de près lors de mon voyage vers l'Est....



et ces petites merveilles, si fragiles et si gracieuses, je les ai découvertes au Jardin Botanique de Singapour !

Par Vénus Callipyge - Publié dans : DIAPORAMAS - Communauté : De la Vie
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Dimanche 11 janvier 2009
Je m'absente quelques jours vers le soleil, très à l'Est...
Je vous retrouve à mon retour ? Laissez-moi une trace de votre passage... Merci ! Il y aura de belles images de plage, de soleil, de palmiers, pour vous, en cadeau !

Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps ne muse - Communauté : De la Vie
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Samedi 10 janvier 2009
Fanfan, c'est ma "petite soeur", mon double. Elle a deux ans de plus que moi mais je l'ai toujours considérée comme ma petite soeur, parce qu'elle était fragile, parce qu'elle avait besoin de moi. Surtout quand nous avons grandi.

Au couvent c'était elle qui me protégeait, qui me faisait rire, qui me faisait oublier que nous étions abandonnées à notre sort, loin de nos parents, dans un monde que nous avions du mal à comprendre et où,  contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'amour des autres, la générosité, l'ouverture d'esprit, n'étaient pas de rigueur... mais où la rigueur était la règle et l'injustice courante...

Il y a quelques mois Fanfan a trouvé une grosseur sur son sein gauche. Elle a consulté et le verdict est tombé : cancer.

C'était en Avril... depuis il y a eu toute une batterie d'examens nécessaires et parfois douloureux, biopsies, échographies, radiographies, scintigraphies et puis la chimiothérapie, pendant de longs mois, avec une fatigue immense, et puis après la chimio il y a eu la radiothérapie, le laser qui lui brûlait de plus en plus les chairs et la laissait inerte pendant des jours. Et puis tout s'est arrêté. Le 24 décembre. Elle a fêté ce jour-là son anniversaire de mariage et l'arrêt du traitement.



Nous nous sommes vues le 28, elle était radieuse sous sa jolie perruque blonde (sur cette photo ce sont ses vrais cheveux!). Ses cheveux n'ont pas encore repoussés mais le sourire a refleuri sur son visage. Fanfan a montré tout au long de son traitement une force incroyable, c'est elle qui me soutenait, me disait qu'elle ne voulait pas que je m'inquiéte, que je devais me montrer forte, qu'elle ne voulait pas me voir pleurer. Ce n'était plus la jeune femme fragile d'avant... l'épreuve la rendue très forte. Je l'admire énormément.

Je suis retournée la voir pour le 1er de l'An... nous avons goûté la couronne des rois, un peu en avance, mais maintenant le temps presse... il n'y a plus de temps à perdre. Toutes les 3 semaines elle se rend à l'hôpital pour un contrôle, mais Fanfan a plein de projets pour 2009 !
Par Vénus Callipyge - Publié dans : corps et âme - Communauté : De la Vie
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